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Histoire de la reconnaissance de l’indépendance d’Haïti (1re partie)

Le baron de Mackau et Jean-Pierre Boyer lors de la négociation du traité franco-haïtien de 1825. © Wikipedia
Le baron de Mackau et Jean-Pierre Boyer lors de la négociation du traité franco-haïtien de 1825. © Wikipedia

La lutte de Boyer pour la reconnaissance de l’indépendance d’Haïti
Le baron de Mackau et Jean-Pierre Boyer lors de la négociation du traité franco-haïtien de 1825.
Le baron de Mackau et Jean-Pierre Boyer lors de la négociation du traité franco-haïtien de 1825.
En 1814, le roi Louis XVIII envoya trois émissaires à Saint Domingue, la mission Dauxion-Lavaysse, Draverman auprès de Pétion et Franco de Medina auprès de Christophe pour faire reconnaître son autorité. Pour certains elle visait simplement au rétablissement de l’esclavage, ce qui fit scandale ; pour d’autres c’était une simple mission d’espionnage. Elle se termina par la condamnation à mort de Franco de Medina. Une deuxième mission interviendra en 1816 : moyennant un protectorat sur l’île, la France proposait à Pétion le titre de gouverneur. Les deux émissaires français, Fontanges et Esmangard, furent éconduits comme les autres. Au total, plus de dix missions officielles ou officieuses furent dépêchées entre 1816 et 1823.

Boyer proposa une indemnité de dédommagement aux anciens colons contre la reconnaissance de l’indépendance. Les négociations piétinèrent. Le nouveau roi Charles X employa alors la force : il signa le 17 avril 1825 un décret « concédant » l’indépendance contre le paiement d’une indemnité de 150 millions de francs-or payable en cinq ans et expédia une flotte de 14 navires de guerre. Cette somme représentait 10 années de recettes fiscales du pays. Boyer accepta. Dès 1826, Haïti fut reconnu par presque toutes les nations (à l’exception des États-Unis). Boyer dut créer un impôt spécial, source d’impopularité, et négocia un emprunt de 30 millions à une banque française avec un taux d’intérêt de 6 %, tout en demandant une réduction de la dette. Charles X exigea également dans ce décret une réduction de 50 % des droits de douanes pour les produits d’exportation vers la France. La dette fut ramenée à 90 millions payables en trente ans, en février 1838.

Important législateur, Boyer fit ratifier un code rural le 1er mai 1826 qui instaurait un caporalisme agraire et la corvée pour l’entretien des chemins. En janvier 1843, le sud se souleva. Ses troupes vaincues, Boyer abdiqua et s’exila le 13 février 1843.

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