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7 paroles célèbres de Jean-Jacques Dessalines

 Jean Jacques Dessaline
Jean Jacques Dessalines © biografiasyvidas.com

Avant de vous présenter les sept citations célèbres de l’empereur, voyons brièvement trois points importants tirés de rootsweb.ancestry.com du parcours de ce grand homme qui a écrit en lettres de feu le mot « liberté » et inspiré à sa manière les leaders de l’Amérique Latine dans l’émancipation de leur pays du joug esclavagiste.

Voici les 3 points :
a) Jean-Jacques Dessalines naquit à Cormiers, petite localité aux abords de la Grande-Rivière du Nord, sur la plantation «Vye Kay» reconnue encore aujourd’hui comme la propriété de ses grands-parents de Dessalines.

b) Dans sa prime jeunesse, esclave d’un Blanc dans la plaine des Chaos, il fut d’abord l’élève du colon Henri Duclos, propriétaire d’une caféière, puis d’un Noir libre, Dessalines, qui lui donna son nom et lui apprit le métier de charpentier.

c) Jean-Jacques Dessalines vécut une jeunesse profondément marquée par les contraintes physiques et morales de la plantation. « Ce fut un esclave rebelle, souvent marron. Son corps était couvert de cicatrices laissées par les verges de fer.» Il se révolta constamment contre l’inégalité qui régnait à Saint-Domingue et se révéla un vrai génie militaire. Bien que dépourvu de formation intellectuelle, c’était un homme de gros bon sens, à l’esprit cartésien.

Évoluant dans un tel contexte, sans vouloir dépanner l’empereur de ses actes ou insinuer que le « coupe tèt boule kay » a été une bonne initiative, force est de constater que l’empereur voulait éliminer les dangers imminents sur la nouvelle nation et du même coup tuer dans l’œuf toute velléité de la métropole française et des puissances esclavagistes de l’époque de reconquérir « La perle des Antilles ».

Je vous invite à lire et à méditer ces 7 déclarations célèbres dans cette ambiance qui prévaut avant et après l’indépendance du 1er janvier 1804.

Les 7 paroles célèbres :
1- « Jurons de combattre jusqu’au dernier soupir pour l’Indépendance de notre Pays. ”
2- « Je ne veux garder avec moi que des braves. Que ceux qui veulent redevenir des esclaves Français sortent du fort. Que ceux au contraire qui veulent mourir en hommes libres se rangent autour de moi… «

3- » Je vous fais tous sauter si les Français pénètrent dans ce fort. »

4- » Après ce que je viens de faire dans le Sud, si les citoyens ne se soulèvent pas, c’est qu’ils ne sont pas des hommes. »

5- » Les noirs, dont les pères sont en Afrique, n’auront-ils rien? «

6- » Nous avons osé être libres, osons l’être par nous-mêmes et pour nous-mêmes. »

7- » Que m’importe le jugement de la postérité, pourvu que je sauve mon pays. «

De tout ce qui précédent, vous pouvez comprendre aisément à quel point les déclarations de J.J. Dessalines étaient guerrières et incendiaires. Il était sans pitié pour les bourreaux, en l’occurrence les blancs qui régnaient en maîtres et seigneurs dans la colonie de Saint-Domingue.

Toutefois, est-ce que l’empereur méritait le sort qu’il a connu un 17 octobre comme celui-ci ? Est-ce le sort qu’on devrait réserver à un père fondateur d’une nation ?

Il se pourrait que nous n’ayons pas cette réponse, mais en tant que fils et filles de la première République Noir du monde nous avons une dette envers papa Dessalines. Nous avons pour devoir de garder le flambeau de la liberté et de la dignité jusqu’au dernier soupir. Unissez-vous mes frères haïtiens pour le progrès d’haïti.

© Danel Homméus

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